Quand je vois mes collègues maîtres E écrire des mémoires en mettant en place des dispositifs pour palier aux difficultés des élèves, je me dis que l'avenir est prometteur.

Il est vrai qu'écrire un mémoire demande de l'énergie, du temps et de la réflexion. Mais je vois indéniablement des évolutions positives chez les élèves.

Je remarque des points convergents dans ces écrits professionnels :

- une recherche théorique poussée et indispensable. Ce retour à la théorie permet de faire des choix dans la remédiation et de donner du sens à son action pédagogique,

- une analyse de la situation de l'élève et de passer par des chemins autres que ceux qui semblent évidents. Je prends pour exemple une difficulté en lecture alors que le concept d'espace n'est pas installé chez l'enfant,

- une prise de temps nécessaire pour lire, observer et analyser. En effet, les deux premiers points prennent du temps mais sont inévitables avant de se lancer dans une remédiation,

- un partenariat avec l'enseignante. Il semble inéluctable de travailler avec le professeur de la classe pour la présentation des élèves, de leurs acquis, de leurs manques et des perspectives à envisager pour être sur la même longueur d'onde. Un lien est à faire entre le regroupement d'adaptation et la classe,

- la mise en place de la métacognition. C'est un point saillant de ces mémoires : redonner à l'élève son "pouvoir agir" (Y. Clot) sur ses apprentissages. Cela demande une posture particulière de l'enseignant spécialisé : bienveillance, retrait, observation, reformulation et questionnement,

- enfin être un enseigant-chercheur. C'est reprendre les points précédents avec la permission de tatonner en posant des hypothèses, en les analysant en les modifiant et proposer d'autres pistes d'action.

Merci à ceux et celles qui écrivent et qui aident ces élèves qui ne demandent que cela. Non ?

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