J'avais proposé à un groupe un jeu de lecture dont l'objectif était de comprendre un message lu. Il fallait tirer des cartes et répondre à des questions. Ce jeu avait comme support un jeu de l'oie classique. Ainsi si la réponse était correcte, l'élève avançait son pion. Si la réponse n'était pas juste, il restait sur sa case. Le premier arrivé au bout du chemin était le gagnant.

Or j'ai pu observé rapidement que les élèves voulaient vite "se manger" entre eux. En effet, il cherchait à écraser l'autre. Un des élèves en oubliait même l'objectif principal qui était de lire et de comprendre. La modalité de "travail" que je proposais ne le poussait qu'à gagner. Nous étions alors dans la compétition.

Et c'est là qu'est apparu le problème...

En effet mon attention première était que les élèves lisent. Mais les règles du jeu obscurcissaient complètement cet aspect puisque leur priorité était de battre l'autre.

C'est posé alors une question éthique importante pour moi : est-ce que que je voulais développer chez les enfants le combat ? Ou bien l'entraide ?

Le choix s'est porté sur la deuxième solution correspondant alors à mes valeurs.

Ainsi les élèves n'avaient qu'un seul pion pour l'équipe. Ils devait faire la course contre un concurrent que j'ai crée (un autre pion) qui avançait derrière eux, le but étant de ne pas se faire dépasser par cet adversaire. Les élèves ont la possibilité de s'entraider s'il ne connaissent pas la réponse en demandant de l'aide.

C'est une des compétences psycho-sociales importantes de la coopération (cf Jim Howden)

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